Le cas des agro-carburants en est une incontestable preuve. Bien qu'ils parurent, en leur début, une alternative intéressante au pétrole, la situation actuelle et les connaissances qui sont les notres aujourd'hui nous incitent à revoir totalement notre stratégie à leur égard!
Tout d'abord, du point de vue éthique, on peut se demander si, vraiment, à l'heure où le monde meurt de faim, il est normal de remplacer les champs destinés à la production alimentaire par des cultures de colza par exemple, dont le seul but est de faire rouler nos voitures. La part immense que prend dans le monde (et en France) la culture du colza à cette fin est un des facteurs qui conduisent à l'augmentation des prix mondiaux, que tous subissent et en premier lieu les plus faibles : la famine s'accroît, les émeutes de la faim éclatent et, même dans nos pays occidentalisés, les produits de première necessité augmentent...
Et puis, l'argument avancé, celui de l'environnement, est invalidé par... un prix Nobel d'économie, Paul Crutzen!
En effet, les transports et la pollution nécessaires à la production d'agrocarburants compensent les rejets nocifs qu'épargnent l'utilisation de ces produits.
Il est temps de cesser cette consommation inutile et immorale dont le seul objectif est de donner à notre bonne conscience un alibi... peu crédible, nous le savons aujourd'hui!
Préférons à cela la recherche et l'innovation vers de nouveaux modes de carburants comme l'hydrogène et, avant cela, à une transformation de nos modes de vie individuels et collectifs pour plus d'équité et d'avenir, ce qui ne veut pas dire avec moins de confort.

